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 Histoire: carnet d'un Alichino

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Sherkan
Alichino, entité dirigeante déchue, voleur de perles
Alichino, entité dirigeante déchue, voleur de perles
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Date d'inscription : 20/08/2010

MessageSujet: Histoire: carnet d'un Alichino   Jeu 17 Fév - 13:44

Entre légende et réalité



"Elle pouvait retourner avec Beren [...] Elle deviendrait alors une mortelle, et soumise à la mort comme Beren, elle devrait bientôt quitter le monde et sa beauté ne resterait qu'un souvenir."
D'après J.R.R Tolkien

Horizon,

Cette ville est depuis toujours le théâtre d'étranges phénomènes. Ne vous êtes-vous donc jamais demandé comment certains miracles se produisent, comme cet homme gagnant au loto, cette famille qui se retrouve, ou encore cette femme qui porte enfin un enfant après tant d'essais infructueux? Certes, il y a de vrais miracles... Le hasard existe, aussi. Mais lorsque ces évènements incroyables sont suivis de grands malheurs, peut-on encore vraiment parler de « chance? »

Pas toujours.

C'est généralement le premier signe que l'un de nous a achevé sa traque.

Nous.

Les Alichinos.

Les hommes nous donnent des noms très différents selon les légendes. Nous sommes parfois plus connus sous le nom de vampires, génies, djinns, succubes, muses, fées, ou que sais-je encore! Cet espèce est si prolifique en rêve et en imagination. C'est pour cela qu'ils sont si attrayants...

Depuis la nuit des temps, et sur toute la planète, nous autres, créatures « féeriques », nous nous abreuvons de leur âme et de leurs rêves, jusqu'à la folie ou jusqu'à la mort. C'est le but de nos vies immortelles...

Mais l'immortalité, seul, cela peut-être long...

J'étais un Alichino autrefois, et maintenant, je suis mortel. Voilà déjà des années que mon peuple m'a rejeté, car j'ai commis le plus terrible et le plus beau des péchés: j'ai aimé.

Nous sommes des créatures sombres. Nous ne devons jamais aimé une proie. Mais j'ai perdu ce combat voilà déjà vingt ans. Car face à nous, les hommes ne sont pas démunis. Ils possèdent même le plus terrible et le plus enivrant poison qu'il soit: la faculté de faire battre notre cœur.

Il arrive parfois, en effet, qu'un Alichino s'éprenne de sa victime. C'est là le coup le plus fatal. Aimer, c'est mourir. Quand notre cœur se met à battre, notre vie immortelle s'arrête. C'est toujours très douloureux. C'est toujours triste. Mais c'est pourtant quelque chose que nous ne regrettons pas.

Dès lors, nous sommes bannis de notre clan, marqués du sceau de l'infamie, la chaleur de notre corps nous quitte, et peu à peu, notre peau devient plus froide, notre regard s'anime, et nous rêvons, enfin.

Nous devenons humains...

Et le seul moyen de guérir de cela, c'est de tuer la personne que l'on chérit pour lui dérober son âme avant la fin de sa vie mortelle. Certains y parviennent et, souvent, en paient lourdement le prix par un chagrin qui n'a pas d'égal.

Mais moi, je ne l'ai pas pu.

Hier, j'ai refermé son cercueil.

Et aujourd'hui, il ne me reste plus qu'à errer tristement jusqu'à la fin des courtes années de vie qu'il me reste, seul.

Ces si courtes années qui, dans une amertume et une culpabilité des plus profondes, me paraîtrons semblables à plusieurs éternités...
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